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LES ANNÉES AEBISCHER

L'EPFL a vécu un boom historique sous la présidence de Patrick Aebischer : de 2000 à 2016, les effectifs ont doublé. Brève chronologie :

2000 - Des professeurs contestent la prise de pouvoir de ce chercheur en médecine, une discipline alors inexistante à l’EPFL. Son choix, soutenu par le secrétaire d’Etat d’alors, Charles Kleiber, de développer les sciences de la vie suscite de multiples méfiances. 

2003 - L'expansion s’accélère avec les débuts de la Faculté des sciences de la vie – le nouveau président a remplacé les départements par des facultés. Patrick Aebischer s’adresse à Pascal Couchepin pour demander une hausse des crédits. C’est le début d’une longue période plutôt bénie pour le secteur des hautes écoles, avec de constantes augmentations dans les programmes quadriennaux de la Confédération.

2009 - Le nombre d’étudiants passe le cap des 5000. L’augmentation va s’accélérer par la suite. 

2010 - Ouverture du Learning Center. L’EPFL a son «totem», comme dit son président. Le Rolex Learning Center n’est pas qu’un ample geste architectural du bureau vedette japonais Sanaa; c’est la consécration de la méthode Aebischer, la volonté d’étendre le campus au pas de charge tout en cherchant des financements privés-publics. Suivront, entre autres, le centre de congrès en 2014, et l’autre réalisation de prestige, «Under One Roof», qui comprendra le Montreux Jazz Café, et qui sera achevé à la fin de cette année. Au long de cette longue décennie, Patrick Aebischer a bénéficié du talent de son vice-président Francis-Luc Perret, grand organisateur et ingénieur de l’extension du campus. L'EPFL devient une ville.

2012 - Fait unique dans l’histoire des hautes écoles suisses, Patrick Aebischer annonce qu’il se met en retrait pour six mois, durant le premier semestre 2013. Il va notamment faire une tournée africaine pour comprendre les besoins régionaux et mettre sur pied l’offensive de l’EPFL dans l’enseignement à distance, les MOOCS. Venu d’un cabinet ministériel français, son adjoint Philippe Gillet le remplace. Il était candidat supposé pour la succession.

2016 - Quelques jours après le président du Conseil des EPF Fritz Schiesser, dans la presse dominicale, Patrick Aebischer plaide pour une hausse des taxes. Il l’avait souvent soutenue discrètement, mais cette fois, la charge est directe. Tactique, aussi, en période d’économies annoncées par le Conseil fédéral, et qui pèseront aussi sur les hautes écoles et la recherche.

Sources : Le Temps/ EPFL