Un peu d’histoire !
Votre association fête ses 50 ans
A l'occasion des 50 ans de notre association, vous trouverez ci-dessous un historique assez complet de notre association écrit par notre Président d'honneur, Bruno Crescent.
Avant le 1er janvier 1969,
Seule l'école Polytechnique de Zurich est « fédérale » ; l’école de Lausanne est l’Ecole Polytechnique Universitaire de Lausanne (EPUL) donc « cantonale ». À cette date, elle devient donc EPFL, fédérale comme sa sœur.
Le 23 octobre 1971,
Pure coïncidence, c'est la célébration du cinquantenaire de l'A3E2PL* à l'Assemblée Nationale, qui a marqué le premier rapprochement entre les présidents Kandel et Lemaire, des deux associations françaises des Anciens de Lausanne et Zurich. Son Excellence Dupont, ambassadeur de Suisse, et Maurice Cosandey, président de l'EPFL, nous honoraient de leur présence.
Peu après, l'Ambassadeur Dupont invitait Kandel et Lemaire à rencontrer le Docteur Burckhardt, ministre fédéral, président du Conseil des deux écoles. A cette occasion était évoquée pour la première fois l'idée d'un rapprochement, qui serait suivi d'une éventuelle fusion entre les amicales françaises des deux écoles.
En 1974 – 1975
Une enquête commune est réalisée sur les salaires des ingénieurs et architectes des écoles suisses en France, puis émerge l'idée d'un annuaire commun qui devait voir le jour en 1974-75.
Simultanément, ce sont les responsables de nos deux écoles qui nous recommandaient officiellement de nous orienter en France vers une fusion effective de nos deux associations... ce qu'ils ne firent pas pour leur compte.
Enfin, l'AG de l'AFEPZ du 28 novembre 1975, faisait adopter la fusion à l'unanimité des 90 présents. Dans la foulée, il en a été de même à l'AG de l'A3E2PL.
Il s'en suivra la création de l’AFLZ.
De 1975 à 1985
Claude-Gilbert Mottier et Jean-Louis Dionot furent les premiers présidents de cette réunion des deux associations.
Pour l'anecdote, Bruno Crescent, qui avait rejoint le Comité en 1981, qualifia tous ces sigles de "formule chimique", peu engageante pour l'extérieur de notre association, et proposa la simplicité avec... AFLZ.
Pour compléter sa démarche, il incita à créer un sigle pour l'AFLZ, et un concours fut alors organisé au sein des membres, pour retenir la meilleure proposition. Le gagnant se vit offrir un week-end à Rome !...
De 1985 à 2020
Bruno Crescent succédera à Jean-Louis Dionot en 1985, à la présidence de l'association.
Ce sont cinquante années de fraternité qui ont suivi entre les alumni des écoles Polytechniques de Lausanne et de Zürich en France, au sein de l’AFLZ.
Un petit rappel tout de même des étapes clés de ces cinq décennies, au cours desquelles l'association se fixa des objectifs ambitieux, qui dépassaient largement l'animation et les traditionnelles rencontres entre anciens élèves.
En effet, dans ces années-là, d'une part, les EPF sont encore très peu connues, encore moins reconnues, en France, et d'autre part, des classements internationaux comme le ranking de Shanghai n'existent pas.
Il en résulte un handicap évident et injustifié pour les diplômés des EPF qui se présentent sur le marché de l'emploi, où ils sont catalogués en classe 2, alors que les majors nationales (Polytechnique, Centrale, Arts et Métiers, Supelec, etc.) sont en classe 1.
Cette interprétation est d'autant plus pénalisante qu'elle impacte le salaire d'embauche du premier emploi, qui, peu ou prou, va conditionner toute la suite de la courbe de salaire des intéressés.
Sous l'impulsion du Comité, s'organise alors, durant plusieurs années, une véritable campagne "musclée" de lobbying auprès du ministère de l'éducation nationale, du CNPF (MEDEF de l'époque), des grands cabinets de recrutement, et de tout autre organisme susceptible de relayer le niveau réel des EPF.
Des rencontres régulières furent également organisées avec la presse "grandes écoles" de grands journaux comme Le Monde et Le Figaro.
La volonté et l'acharnement paieront, car on vit progressivement arriver un changement de paradigme en regard des EPF, qui passèrent en classe 1.
L'AFLZ travailla également (étroitement) avec les deux associations mères, à l'époque, l'A3 pour l'EPFL, et la GEP pour l'ETHZ.
La première vit se succéder des présidents efficaces et très collaboratifs, la seconde fut animée pendant longtemps par le talentueux et charismatique Jürg Lindecker.
Les échanges furent à la fois cordiaux, chaleureux et efficaces. Chaque assemblée générale annuelle de l'AFLZ accueillait les présidents des associations mères.
Ensuite, à Zurich, la GEP laissera la place à l'ETH Alumni, qui poursuivra une étroite collaboration avec l'AFLZ, tandis qu'à Lausanne, en 2010, l'A3 laisse la place à l'EPFL Alumni, qui adopte une position radicale, visant à rompre les ponts avec les associations locales, au profit de la création d'unités locales de l'association mère, appelées "antennes" régionales.
Dans la vie de l'AFLZ, des événements majeurs sont à marquer d'une pierre blanche, qui caractérisent l'action prépondérante de notre association, comme le rapprochement avec les grandes écoles françaises.
En effet, en 1994, notre association participe au rapprochement entre Polytechnique et l'EPFL, qui passent un accord officiel, qui se traduit notamment par des échanges d'étudiants en cours de cycle d'études.
L'ETHZ, pour sa part, rejoindra l'Ecole Centrale, dans le cadre d'Erasmus.
L'AFLZ organisera en 1995 une conférence de presse à Paris, avec les dirigeants des EPF, en présence de l'Ambassadeur de Suisse, qui honorera ensuite de sa présence plusieurs de nos assemblées générales annuelles.
L'AFLZ développera également l'organisation de rencontres professionnelles, visites d'usines et soirées culturelles, à l'intention de ses membres.
Les propositions d'offres d'emploi sont également un sujet central qui a fait l'objet d'un travail de fond.
Pendant des années, un bulletin de liaison, sous la forme d'une Lettre mensuelle papier, contenant des offres d'emploi, fut proposé aux membres cotisants, qui fut ensuite remplacé par la création du site Internet de l'association, qui fait l'objet d'un développement permanent.
C'est maintenant le moment de citer quelques noms de membres du Comité, qui passèrent de longues années au service de l'association et ne ménagèrent pas leurs efforts et leur talent pour servir l'AFLZ, dont certains sont encore aux manettes.
Emmanuel Mongon, Gilles Effront, Nicolas Guinet, talentueux vice-présidents.
Jacques Chleq, Monika Jouan et Marc Chatelard, incontournables secrétaires généraux.
Georges Montandon, Jean-Pierre Guder, Christophe Gence et Marc Netter, solides trésoriers.
Hubert Delatte, Nicolas Bally et Jean-Marie Moynot, successivement en charge de l'organisation des Rencontres, le dernier nommé s'occupant désormais de la rubrique Carrière.
Il manque sans doute des noms de contributeurs efficients, ce dont les titulaires voudront bien nous excuser...
À partir de 2020...
À l'issue d'un mandat... long de 35 ans à la tête de l'association, Bruno Crescent estima le moment venu de passer le relai...
Il est rappelé ici que, dans un souci légitime d'équilibre, nos statuts prévoient que le président et le vice-président doivent être diplômés d'un EPF différent.
Bruno Crescent, diplômé de l'EPFL, proposa la candidature de Gilles Effront, diplômé de l'ETHZ, qui lui succéda.
La vice-présidence échut alors à l'expérimenté Nicolas Guinet, qui avait longtemps animé l'Alumini anglaise de l'EPFL, avant de revenir en France.
Sous la présidence de Gilles Effront, les relations avec l'Ambassade de Suisse se développèrent plus complètement, notamment avec l'organisation conjointe de réunions à thème accueillant des intervenants et un public de haut niveau.
Comme il se doit, l'accent a été mis également sur le développement de l'association dans les réseaux sociaux, sous la baguette "technique" d'Olivier Lebé, non diplômé des EPF (nul n'est parfait !...), qui accompagne le "look" et le "script" de l'AFLZ depuis longtemps.
Sont également dans les tuyaux, des vidéoconférences accueillant des intervenants VIP, ce qui permettra à tous les membres, ou qu'ils soient, de profiter de l'événement.
Tout n'a pas été mentionné ici sur l'histoire de notre association, car il y faudrait tout un livre...
L'essentiel était de rappeler d'où nous venions et ou nous voulons aller, pour porter l'image de nos Écoles et servir nos membres.
Maintenant, place à l'avenir, avec de nouveaux challenges et l'arrivée de jeunes membres, qui l'écriront !
Bruno Crescent
* L’association française des anciens élèves de l’école polytechnique fédérale de Lausanne créée en juillet 1969
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